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Pourquoi le départ de Charles Michel rebat les cartes des négociations wallonnes

Jusqu’à présent, le MR n’est pas associé aux discussions entre le PS et Ecolo pour former un gouvernement wallon. Socialistes et écologistes poursuivent leurs négociations à deux pour former un gouvernement "Coquelicot". Ce gouvernement est minoritaire, mais semble-t-il, les négociateurs préfèrent un gouvernement minoritaire à un gouvernement avec le MR. Mais cela pourrait changer, avec le départ vers l’Europe de Charles Michel.

Depuis un mois, les socialistes et écologistes négocient pour former un gouvernement wallon.

Depuis un mois, les socialistes et écologistes négocient pour former un gouvernement wallon. - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

 

Charles Michel cristallisait sur sa personne beaucoup des reproches que les socialistes et les écologistes adressaient au MR. C’est Charles Michel qui a permis la montée au pouvoir de la N-VA, c’est Charles Michel qui n’a pas voulu des socialistes pour former ce gouvernement fédéral en 2014, c’est Charles Michel qui a attaqué fortement les écologistes pendant la campagne. Or certains proches des négociations wallonnes le disent, "il y a d’autres personnes aux MR que Charles Michel".

Certains élus MR sont jugés davantage compatibles avec des négociations avec Ecolo et le PS. On pense à Jean-Luc Crucke, Willy Borsus ou Sophie Wilmès. Ces trois candidats pourraient d’ailleurs se présenter à une élection interne à la présidence du MR qui semble inévitable dans les prochains mois.

Plus encore qu’une compatibilité, Jean-Luc Crucke et Willy Borsus ont, à plusieurs reprises, demandé à intégrer les négociations wallonnes. Crucke allant même jusqu’à parler de "certaines urgences climatiques", pour justifier une collaboration avec des écologistes, pourtant durement attaqués pendant la campagne. Dans les prochaines semaines, PS et Ecolo pourraient ainsi ouvrir les négociations avec ce MR un "peu plus compatible". Et il n’y a pas que les têtes de ces deux partis qui pourraient s’accommoder de l’ouverture au MR, les bases socialistes et écologistes qui doivent valider les accords programmatiques voteraient davantage en faveur d’un MR dirigé par Crucke/Borsus/Wilmès qu’en faveur du MR de Charles Michel.

rtbf.be