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Le Père Noël est un trappeur

Sortant de la forêt enneigée, Klaus, un trappeur, vient vendre ses peaux dans l’enceinte de Grimsvig.  Mais de la joyeuse petite ville fortifiée qu’il connaissait, il ne reste rien.  Le potentat local force désormais tous les hommes valides à travailler dans la mine de charbon afin d’en libérer une hypothétique créature qu’il dit entendre.  Pire, le tyran interdit désormais toute manifestation de joie et tous les jouets des enfants.  Pour Klaus, ancien capitaine de la garde trahi et déchu, il est temps de faire changer les choses et pour ça, l’usage d’un peu de saine violence ne fera pas de tort.

Morrison au scénario, Mora au dessin, pour un Santa tout en muscle lorgnant vers Batman, avec le cœur sur la main et un loup blanc comme compagnon.  Ça vous parait un peu tiré par les rennes ?  Oui, c’est vrai, mais après tout, pourquoi le gros monsieur du 25 décembre n’aurait-il pas eu une jeunesse turbulente ?  Hein ?  Passez sur le côté caricatural du justicier invincible typique du genre pour vous attarder sur le dessin magistral du costaricain Dan Mora primé aux Eisner Awards pour cette série justement.  A l’aise avec les gros biscotos de son personnage aux mâchoires serrées, il l’est aussi dans la mise en scène de l’histoire, variant les plans, débordant des cases, offrant des contre-plongées vertigineuses à ses décors médiévaux.  Donc, admettez pendant quelques dizaines de minutes le côté testostéroné du gentil barbu jovial et prenez du plaisir à la lecture de ces 224 pages qui se dévorent comme un cuissot de renne. Saignant.

Précision, ce tome 1 est une histoire complète, le tome 2 est prévu fin 2019 avec une collection d'épisodes spéciaux faits spécialement pour Noël...

En bref : oubliez tout ce que vous savez du Père Noël, il est bien plus bad-ass que vous le croyez.

TITRE : Klaus – La véritable histoire du Père Noël

AUTEURS : Mora (D & C) et Morrison (S)

EDITEUR : Glénat

GENRE : " Petit Papa Noël, Quand tu descendras du ciel, Avec des mandales par milliers." (T. Rossi ou presque)

 

Denis MARC, RTBF