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"Il faut réaffirmer un libéralisme progressiste, social", estime Christine Defraigne

Presque un mois après les élections, le MR attend toujours une invitation à participer aux négociations en Wallonie. Le parti dit vouloir un gouvernement stable et solide face aux défis qui s’annoncent, en particulier budgétaires et climatiques. Le MR rappelle aussi qu’il reste le 2e parti en Wallonie et certains précisent d’ailleurs qu’ils peuvent être sociaux dans une majorité que le PS veut la plus "progressiste" possible. En deux mots : libéralisme social.

 

Le libéralisme social, on en parle beaucoup, mais on le voit peu. Ce courant est né en Angleterre à la fin du 19e siècle et stipule que le libéralisme et le social ne sont pas antagonistes. L’idée est qu’il n’y a pas de vraies libertés pour l’individu s’il ne bénéficie pas de bonnes conditions matérielles comme le revenu, le logement, l’emploi, l’enseignement, pour l’exercer. L’Etat a alors un rôle protecteur et régulateur.

Il faut réaffirmer un libéralisme progressiste, social

Ce courant a aidé le retour des libéraux au pouvoir en 1999, poussé par Louis Michel, avec une coalition notamment avec les socialistes. Mais depuis, la barre libérale est repartie à droite. Charles Michel n’est pas son père et les libéraux sociaux sont rentrés dans le rang. Ils sortent du bois pour dénoncer ponctuellement des mesures trop rudes comme les visites domiciliaires ou les dérapages de Theo Francken.

"Il (Theo Francken) dit aujourd’hui que le Vlaams Belang n’est pas raciste et que cordon sanitaire n’est pas de mise. Je me dis que ce n’était pas la bonne route que d’être attiré par ce genre de position et que le libéralisme progressiste ne peut pas se conjuguer avec ce type de thèse", précise Christine Defraigne, qui plaide justement pour une refondation de son parti avec des accents de libéralisme social.

"Il faut réaffirmer un libéralisme progressiste, social. Il ne faut pas nier que nous avons traversé des moments compliqués sous la législature précédente. Je pense qu’il faut réaffirmer ce libéralisme des droits fondamentaux et des valeurs essentielles. Beaucoup de militants, mandataires se sont manifestés auprès de moi et souhaitent revenir à une certaine authenticité. Nous ne pouvons plus nous permettre d’avoir des hésitations et de ne plus savoir nous positionner. Nous devons avoir une ligne claire qui ne transige pas avec les droits et valeurs fondamentales."

Elle ajoute d’ailleurs que "les libéraux progressistes, les libéraux sociaux ont des points de convergences avec les socio-démocrates et les écologistes".

RTBF