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Myanmar: nouveau verdict lundi dans le procès-fleuve d’Aung San Suu Kyi

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Myanmar: nouveau verdict lundi dans le procès-fleuve d’Aung San Suu Kyi

Déjà condamnée à deux ans de prison fermes début décembre, l’ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi devrait connaître lundi le verdict dans un autre volet de son procès-fleuve et risque plusieurs décennies de détention pour l’ensemble des faits qui lui sont reprochés

 




La lauréate du prix Nobel, 76 ans, est assignée à résidence depuis le coup d’État du début d’année qui l’a renversée. Au matin du 1er février, les militaires avaient repris le pouvoir dans ce pays d’Asie du Sud-Est, mettant fin à une brève parenthèse démocratique.






Lundi, Aung San Suu Kyi risque en théorie trois ans de prison pour importation et possession d’émetteurs-récepteurs, mais ce n’est là qu’une des nombreuses accusations qui, selon les analystes, visent à l’écarter définitivement de l’arène politique.






Cette fois, les accusations portent sur les premières heures du coup d’État, lorsque des soldats et des policiers ont fait irruption à son domicile et l’auraient trouvée en possession de matériel non autorisé.






Au cours de l’instruction, des membres de l’équipe ayant mené le raid ont admis lors d’interrogatoires qu’ils n’avaient pas de mandat de perquisition, selon une source proche du dossier.






Il est peu probable que Aung San Suu Kyi soit conduite en prison lundi, et il est possible que le tribunal de la junte repousse la date du verdict.






Au début du mois, elle a été condamnée à quatre ans de prison pour incitation aux troubles publics et violation des règles sanitaires liées à la COVID-19, un verdict fortement condamné par la communauté internationale.






Procès à huis clos 


Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a par la suite commué la peine à deux ans de prison, et annoncé qu’elle purgerait sa peine en résidence surveillée dans la capitale, Naypyidaw.






Les médias ne sont pas autorisés à assister à son procès à huis clos devant un tribunal spécial de la capitale. La junte a également interdit à son équipe juridique de parler à la presse et aux organisations internationales.






La junte a régulièrement ajouté de nouvelles inculpations, notamment pour corruption, punissable de 15 ans de prison, et pour fraude électorale lors des élections que son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, a remportées haut la main en novembre 2020.






Depuis presque 10 mois, la dame de Rangoon est confinée dans un lieu tenu secret avec une petite équipe. Son lien avec l’extérieur se limite à de brèves réunions avec ses avocats, qui l’ont tenue informée de la situation dans le pays et ont relayé des messages à ses partisans.






L’équipe de défense d’Aung San Suu Kyi était l’unique source d’information sur le procès qui se tient à huis clos.






Entre-temps, plusieurs procès ont condamné à des peines sévères d’autres membres importants de la LND.






Un ancien ministre a été condamné à 75 ans de prison début décembre, tandis qu’un proche collaborateur de l’ancienne chef du gouvernement a écopé d’une peine de 20 ans.


Source: lenouvelliste.ca




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